11 octobre 2008
La photographie, désolé Wanda, est carcérale...
Cet article est une sorte de « réponse » faite à Mike, qui dans un article a écrit, je cite : « La photographie, désolé Wanda, est carcérale... Elle emprisonne une image et ne permet pas à cette image d'évoluer, de se mouvoir. » Lignes de fuites, p. 4, http://rezvanifan.skyblog.com.
Bon, alors voilà, après plusieurs mois de délai, j’essaye maintenant de disserter sur cette phrase. Ce que je dis n’engage que moi, il ne s’agira même pas d’un débat philosophique, du genre « où commence l’accessoire, où finit le string ? ».
Bien commençons.
La photographie, qu’est-ce donc ? Parlons-nous de photographie argentique ou numérique ? Les deux recouvrent-elles les mêmes possibilités ?
S’agit-il d’un Art ? De l’objet ? Du sujet ? Nous prendrons le parti de n’exclure a priori aucun procédé permettant de fixer une image sur un support.
D’après Mike, donc, la photographie est carcérale (elle emprisonne), elle empêche l’image produite de se transformer dans le temps (évoluer) et de se déplacer dans l’espace (se mouvoir).
Ce n’est pas l’image qui est emprisonnée, l’image, c’est la prison elle-même.
Prenons comme exemple les nécessités du cadrage. Si celui-ci est serré, ou large, ou décalé, la prison aura des murs plus ou moins proches du sujet. Le cadrage laisse croire au spectateur de l’image ce qui a été décidé par le photographe : que le sujet, l’objet photographié, se prolonge, qu’il est dans un environnement particulier, qu’on nous cache des choses... La photographie emprisonne donc l’œil qu’elle vise dans une illusion dont celui-ci ne peut se sortir.
Le sujet est, de plus, figé dans une attitude qui ne reflète qu’un instant de sa vie (un deux cent cinquantième de seconde, en moyenne). Ce qui apparaît au final sur l’ « objet photographie » n’est pas toujours parfaitement conforme à ce qui a été photographié, il ne faut pas négliger les techniques modificatives propres au développement et au tirage, dans la photographie argentique : on utilise des temps d’exposition différents selon ce qu’on cherche à obtenir, des filtres qui accentuent ou estompent les contrastes, on influence donc ce qui au départ n’était qu’un instant. Quant aux possibilités de modifications des images numériques, je vous renvoie directement au blog de Mike, http://p9d.skyblog.com/. La photographie est un outil qui donne à l’artiste la possibilité de montrer à tous ce que lui seul a vu. Il enferme cet instant et ce regard particulier en le fixant sur un support.
Pour finir, les images changent, les pigments s’altèrent, lentement, à la lumière du jour, l’encre des tirages numériques s’affadit, tout passe, le papier lui-même jaunit, imperceptiblement... Et quand bien même l’objet photographique serait une prison figée... comme le disait Héraclite : « tout passe, tu n’entrerais pas deux fois de suite dans le même fleuve, non pas même une fois de suite ». Tout passe en effet, tu ne regarderais pas deux fois de suite la même photographie...
La photographie semble bien être une prison, mais peut-être pas celle qu’on croit. Qui est le geôlier ? Qui est la cellule ? Qui le prisonnier...?
Ode à Troudukhi (pauvre poème)
Troudukhi, dans la vraie vie, n’avait pas beaucoup d’amis.
Mike de Mike, le méchant philocratogéniste
Lui faisait croire qu’il était mauvais philosophiste.
Quant à Kriss, l’intrigante
Elle lui reprochait son nez en pente !
La moquerie assassine sans ordonnance était prescrite
Et la dose recommandée souvent dépassée.
Mets-tes-gouttes le mettait en doute
Laprofdephilo le trouvait vraiment pas beau
Vos-citations était tentée de lui envoyer des jurons
En représailles de ses attaques toujours en dessous du jupon
L’ironie, sans bornes, mon bon ami,
Laissait un mauvais goût de ranci à Troudukhi.
Ce pauvre poème sans amour ni haine
Plein de rimes bêtes et de mots rigolos
N’a d’autre but, avoué publiquement,
Que de mettre la sublime Wanda en avant.
Vers un nouvel autisme
L'autisme est un trouble de la psychogenèse qui touche les capacités et formes de communication utilisables par le sujet, les relations inter-individuelles, et qui est marqué par la mise en place compulsive de comportements inadaptés simplifiés et obsessionnels. (((La question qui se doit d'être posée est, donc, Rezvanifan est-il autiste ? Et pourquoi ?)))
L'entité Rezvanifan, comme l'a si justement appelé Punk Ryden, n'est rien moins qu'une sorte de galaxie en mouvance, dont l'instabilité est exprimée grâce à des créations pixellaires qu'on pourrait juger aléatoires, mais qui en réalité, si on s'y intéresse avec la bonne grille de lecture, montrent une certaine cohérence transversale.
En effet, depuis sa création le 15 avril 2008, que s'est-il passé sur ce blog ? L'auteur, autrefois plus connu sous le nom de Mike de chez Mike de Mike, précédemment paris9depression, nous abreuve de photographies de mauvaise qualité, toutes plus énigmatiques les unes que les autres, voire toutes plus floues et mal cadrées les unes que les autres. Ces photographies s'accompagnent pour la plupart d'un titre bancal sans relation avec le thème de l'article, lui-même composé d'une sorte de haïku elliptique et transgressif à dominante souvent deleuzienne. C'est là que l'on commence à toucher de plus près à la pathologie mikienne, pathologie souvent discrète, parfois irrépressible, mais toujours profondément immanente à cette désormais admise « entité ».
Rezvanifan induit maintenant une nouvelle dimension à l'autisme : une dimension spatio-émotionnelle non conflictuelle ; contrairement à tous les autismes déjà décrits dans la littérature psychiatrique, il a construit son autisme autour d'un objet, alors qu'habituellement le symptôme autistique est lié à la non-intégration du monde extérieur. Cette différenciation exogène de la pulsion d'auto-conservation – pulsion du moi - conduit le sujet qui en est victime à la totale négation de sa différence d'avec le monde qu'il s'est créé. D'où ce sentiment particulier et douloureux qui accompagne cet autisme qu'on pourrait qualifier de déviant. La résolution de cette aversion extrinsèque envers le monde tangible passe par une intellectualisation nécessaire à la compréhension profonde de ses propres motivations, compréhension d'autant plus aisée que le sujet est doté d'un fort quotient intellectuel et d'une solide base de réflexion. Le déviationnisme autistique™ décrit dans le cas Rezvanifan apporte donc ici une nouvelle preuve de son génie, preuve par défaut, s'il en est, mais preuve irréfutable, quoi qu'il en soit.
Wanda, Déesse immatérielle, psychanalyste shamanique, rebouteuse.
LSdM - Part. IV
À ce moment de ma nouvelle vie bloggique, moi qui en étais encore à imaginer tout un monde de possibles, je découvris à mes dépens la terrible et inexplicable existence d’entités malfaisantes et psychotiques. Pourquoi avais-je mis si longtemps, dans la magnificence extatique dont j’inonde mes créatures, à voir que parmi celles-ci il en était de mauvaises ? Était-ce moi qui était à l’origine de tout ce mal, de cette jalousie, ce mépris de la vie et de la sensibilité de l’autre, de cette bassesse ? Créatures imparfaites, inventions bancales, individualités méprisables... tout cela sortait pourtant de moi... qu’avait-il bien pu se passer ???
J’en eus la réponse un beau jour de l’été 2007*, alors que je croisais Mike qui rentrait de son cours d’aquagym pour raffermir ses semi-tendineux... Pour mettre encore davantage en valeur ses muscles délicats, il portait son dernier achat, un string particulier qui mettait si bien ses formes pulpeuses en valeur que moi-même j’eus une pulsion... libidineuse en le voyant. Ce string dessinait son postérieur de telle façon que quiconque voyant ce spectacle n’aurait eu qu’une envie : le posséder à son tour. Là se trouve la source du mal, là s’entrevoit de façon presque tangible l’origine du mal qui est apparu sur cette sphère virtuelle : le désir mimétique de la possession du string de Mike et la compulsion de rivalité entraînée par ce désir, ce manque, cette violence sourde de la douleur immanente à l’état de frustration. Oui, enfin j’avais la réponse à cette question qui hantait mes nuits depuis si longtemps. Ce mal, c’était la formation du double monstrueux, la mise en place progressive et insidieuse de celui qui allait devenir l’adversaire, le remplaçant, celui qui était si envieux du string de Mike qu’il n’y avait pas d’autre échappatoire, pour lui que de se le procurer... par la violence. Cette violence essentiellement verbale, ici, dirigée non seulement contre celui qui possédait l’objet, mais aussi vers tous ceux qui reconnaissaient à Mike le droit de le posséder, ceux qui lui accordaient leur ferveur eu égard à ce sceptre, ce signe incontestable... ce « phallus » si beau, si grand, si puissant !
* les dates et les noms ont été modifiés afin de préserver le secret de l’enquête
LSdM - Part. III
En effet, c’est à ce moment qu’un nouveau blog vit le jour, une sorte d’Ovni de délires, de mensonges, d’abus de crédulité... je veux parler du blog de T**huti. Comment peut-on se prétendre à la fois Docteur en Psychiatrie et débiter des monstruosités pareilles ? Non que je veuille empêcher cet individu – qui tente parfois plus que maladroitement de faire de l’humour – de s’exprimer, mais il me semble qu’il touche à un ensemble de croyances qui tiennent du mythe (l’Atlantide, les Extra-terrestres, etc.) et qui dans la conscience populaire peuvent assez rapidement, vu le manque d’éducation des foules, faire des ravages. En effet, comme le disait si justement mon ami Mike, dont le string encore chaud trône gaillardement sur le canapé du salon :
« Les foules virtuelles, générées à l'ère d'internet, perdent cette vertu que reconnaissait aux foules le brave Le Bon : si la Terreur engendre à long terme les Droits de l'Homme ; la foule virtuelle, quant à elle, efface la surface déjà lisse des intelligences qui la composent. »
Voilà donc où est le danger de T**huti : il profite de la bêtise de cette foule virtuelle des bloggers assoiffés de certitudes pseudo scientifiques pour nous asséner ce qu’il présente comme des vérités inattaquables, établies et démontrées sans le moindre doute... Il mélange des références aussi incompatibles que Leroi-Gourhan, la Bible, le Seigneur des Anneaux et le dernier livre d’Elisabeth Tessier. Il ajoute également que « Ce blog a été créé pour effectuer des recherches sur l'hypothèse de la colonisation de la Terre par un peuple de l'espace, il y a quelques millénaires. » Alors maintenant, je dois poser les questions qui me taraudent depuis que je connais l’existence de ce blog :
« Comment un blog – dans le sens de « de quelle façon » – comment un blog, donc, peut-il abriter des recherches scientifiques ? Quelles sont précisément les hypothèses qui sont proposées par les chercheurs ? Quelles sont les méthodes d’investigation ? Quels sont les problèmes posés ? Quels documents seront étudiés ? Qui va réaliser la compilation des données ? Combien de chercheurs y participent ? Quelles sont leurs formations respectives ? Etc. La liste est vraiment longue.
Pendant que j’écris cet article, je vois du coin de l’œil, qui me nargue et m’obsède depuis des jours, cet étrange petit bout de tissu qui, il y a si peu de temps encore, emballait les décorations de Noël de Mike...
mais c’est une autre histoire... Encore à être continué...








