Dindoland, le pays merveilleux des volailles

La vie des bêtes, l'humour des dindes, le cri des fourmis.

11 octobre 2008

LSdM - Part. IV

À ce moment de ma nouvelle vie bloggique, moi qui en étais encore à imaginer tout un monde de possibles, je découvris à mes dépens la terrible et inexplicable existence d’entités malfaisantes et psychotiques. Pourquoi avais-je mis si longtemps, dans la magnificence extatique dont j’inonde mes créatures, à voir que parmi celles-ci il en était de mauvaises ? Était-ce moi qui était à l’origine de tout ce mal, de cette jalousie, ce mépris de la vie et de la sensibilité de l’autre, de cette bassesse ? Créatures imparfaites, inventions bancales, individualités méprisables... tout cela sortait pourtant de moi... qu’avait-il bien pu se passer ???

J’en eus la réponse un beau jour de l’été 2007*, alors que je croisais Mike qui rentrait de son cours d’aquagym pour raffermir ses semi-tendineux... Pour mettre encore davantage en valeur ses muscles délicats, il portait son dernier achat, un string particulier qui mettait si bien ses formes pulpeuses en valeur que moi-même j’eus une pulsion... libidineuse en le voyant. Ce string dessinait son postérieur de telle façon que quiconque voyant ce spectacle n’aurait eu qu’une envie : le posséder à son tour. Là se trouve la source du mal, là s’entrevoit de façon presque tangible l’origine du mal qui est apparu sur cette sphère virtuelle : le désir mimétique de la possession du string de Mike et la compulsion de rivalité entraînée par ce désir, ce manque, cette violence sourde de la douleur immanente à l’état de frustration. Oui, enfin j’avais la réponse à cette question qui hantait mes nuits depuis si longtemps. Ce mal, c’était la formation du double monstrueux, la mise en place progressive et insidieuse de celui qui allait devenir l’adversaire, le remplaçant, celui qui était si envieux du string de Mike qu’il n’y avait pas d’autre échappatoire, pour lui que de se le procurer... par la violence. Cette violence essentiellement verbale, ici, dirigée non seulement contre celui qui possédait l’objet, mais aussi vers tous ceux qui reconnaissaient à Mike le droit de le posséder, ceux qui lui accordaient leur ferveur eu égard à ce sceptre, ce signe incontestable... ce « phallus » si beau, si grand, si puissant !

* les dates et les noms ont été modifiés afin de préserver le secret de l’enquête



LSdM - Part. III

En effet, c’est à ce moment qu’un nouveau blog vit le jour, une sorte d’Ovni de délires, de mensonges, d’abus de crédulité... je veux parler du blog de T**huti. Comment peut-on se prétendre à la fois Docteur en Psychiatrie et débiter des monstruosités pareilles ? Non que je veuille empêcher cet individu – qui tente parfois plus que maladroitement de faire de l’humour – de s’exprimer, mais il me semble qu’il touche à un ensemble de croyances qui tiennent du mythe (l’Atlantide, les Extra-terrestres, etc.) et qui dans la conscience populaire peuvent assez rapidement, vu le manque d’éducation des foules, faire des ravages. En effet, comme le disait si justement mon ami Mike, dont le string encore chaud trône gaillardement sur le canapé du salon :

« Les foules virtuelles, générées à l'ère d'internet, perdent cette vertu que reconnaissait aux foules le brave Le Bon : si la Terreur engendre à long terme les Droits de l'Homme ; la foule virtuelle, quant à elle, efface la surface déjà lisse des intelligences qui la composent. »

Voilà donc où est le danger de T**huti : il profite de la bêtise de cette foule virtuelle des bloggers assoiffés de certitudes pseudo scientifiques pour nous asséner ce qu’il présente comme des vérités inattaquables, établies et démontrées sans le moindre doute... Il mélange des références aussi incompatibles que Leroi-Gourhan, la Bible, le Seigneur des Anneaux et le dernier livre d’Elisabeth Tessier. Il ajoute également que « Ce blog a été créé pour effectuer des recherches sur l'hypothèse de la colonisation de la Terre par un peuple de l'espace, il y a quelques millénaires. » Alors maintenant, je dois poser les questions qui me taraudent depuis que je connais l’existence de ce blog :

« Comment un blog – dans le sens de « de quelle façon  » – comment un blog, donc, peut-il abriter des recherches scientifiques ? Quelles sont précisément les hypothèses qui sont proposées par les chercheurs ? Quelles sont les méthodes d’investigation ? Quels sont les problèmes posés ? Quels documents seront étudiés ? Qui va réaliser la compilation des données ? Combien de chercheurs y participent ? Quelles sont leurs formations respectives ? Etc. La liste est vraiment longue.

Pendant que j’écris cet article, je vois du coin de l’œil, qui me nargue et m’obsède depuis des jours, cet étrange petit bout de tissu qui, il y a si peu de temps encore, emballait les décorations de Noël de Mike...

mais c’est une autre histoire... Encore à être continué...

LSdM - Part. II

Méfiante, je décidai dans un premier temps d’ignorer les remarques de cet individu blogueur parfois blagueur qui venait, de plus, d’écrire un article sur mon précédent commentaire. J’avais auparavant plutôt l’habitude de faire cavalier seul dans ma recherche de la vérité absolue sur S**blog. Cependant, intriguée par ses analyses anti-psychiatriques pertinentes des articles de p**8depression,  je permis à la communication de s’établir, en partie, je dois vous l’avouer, après avoir vu une photo sur le blog de p**9depression : la photo du beau brun. En effet, cette photo, ou plutôt toute une série de photos que Mike publia par la suite à mon intention, marqua le début de notre belle amitié. De la même façon que je sus que je pourrais lui demander des renseignement sur le beau brun, Mike sut qu’il pourrait me confier son unique secret : sa passion inextinguible pour les strings. Nous commençâmes alors une correspondance discrète codée par l’intermédiaire des commentaires laissés sur nos blogs respectifs. Par exemple, si Mike laissait « Preum’s » sur le commentaire du jour de p**8depression, cela signifiait qu’il venait d’acheter un nouveau string, ou bien s’il écrivait « ktébièss », il me signifiait qu’il avait un peu forci et que la ficelle lui blessait la raie, qu’il était donc dans l’incapacité de porter à nouveau un string pendant 3 jours. En revanche, le mot « intéressant... » déclarait clairement « j’ai plus un string de propre, je vais les fesses à l’air ». Ces échanges durèrent plusieurs mois, lorsqu’un terrible événement survint dans la blogosphère...

(à être continued)

LSdM - Part. I

Mike est un de mes amis. Il est facétieux, joueur, jeune dans sa tête à défaut de l’être dans ses artères. L'autre jour, après une après-midi bien arrosée, il a décidé de faire un concours de string... tout seul. Il faut quand même que je vous le dise : Mike est string'addict ! Il en a des dizaines, des centaines ! L'autre jour, il m'a montré sa collection, j'étais très impressionnée, et vous savez qu'il m'en faut ! Bref, toujours est-il qu'il a laissé chez moi l'un de ses strings, je ne vous raconte pas ma surprise lorsque je l'ai retrouvé, derrière le bahut de la salle à manger, héritage de Mamie Ginette, ma grand-mère décédée à l'âge de 92 ans dans des circonstances obscures (un saut à l'élastique qui se serait mal terminé...). Mais je digresse, je digresse, et vous n'en savez toujours pas plus sur le string de Mike. Mais d'abord, je vais vous raconter l'histoire de notre belle amitié virile.

Mike et moi nous sommes rencontrés sur ce fabuleux site d'échanges intellectuels appelé "S**blog" (les noms des blogs et autres sites ont été changés afin de préserver l'anonymat des victimes), il y a quelques mois déjà. En fait, c'est notre méchanceté qui nous a rassemblés. Oui, à l'époque, j'étais très agressive du fait de mon incompréhension parfois totale des articles d'un certain nombre de blogs de ce site. Oui, pourquoi moi, personne normalement constituée, munie d'un impressionnant bagage universitaire, belle, gaie, ouverte... pardon, je m'égare, oui, donc, pourquoi n'arrivais-je pas à comprendre ces suites de lettres groupées en "mots" qui semblaient pourtant faire sens pour la majorité des visiteurs des blogs ? Quelle étrange malédiction me frappai en ce beau jour du mois d'avril ? Alors, laissant libre cours à mes plus bas instincts, je décidai d'écrire un commentaire des plus désobligeants sur le blog "star" intitulé p**8depression (article du 25/04/06). En voici la teneur :

"Salut à tous !!
Voila, sky bleug a décidé de créer une super chaîne de soutien à notre ami déficient encéphalique de p8d !! Envoyez-lui un cent d'euro par virement postal ou bancaire à chacune de vos visites, et parlez-en à tous vos gentils amis...
c'est vraiment important, [...] il en va de la santé mentale de tous, l'auteur des lignes insensées et prétentieuses que vous lisez avidement sur p8d, mais aussi vous, pauvres lecteurs impressionnés dès que vous lisez une phrase écrite en bon français, sans fautes d'orthographe et faisant plus d'une ligne !!. Là, je crois que pour vous, je suis une déesse de la langue (et vous ne vous y êtes pas trompés... mais c'est pour ceux qui comprennent le second degré, et Dieu sait qu'ici, ils ne sont pas nombreux !)
Voilà, branlez-vous bien la tronche (ou ce qui vous sert de cerveau), mais je dirais que vous n'êtes pas près d'avoir un orgasme !
Courage, fuyons !"

à voir ici : http://paris8depression.skyblog.com/438504671_comment_2.html?1

C'est alors que j'eus connaissance de l'existence de p**9depression, "frère normal du psychotique" prophète schizophrène p**8depression. En effet, Mike, celui-là même qui a pris la mauvaise habitude de disperser ses strings aux quatre vents, celui qui nous a enchantés dans ses analyses de la maladie mentale de p**8depression, celui qui s'est déchaîné sur m*mI, sur S*b, sur Gr*enfly... venait de prendre contact avec moi...

(to be continué)

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